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Cette richesse remarquable en voies
navigables s'explique par la situation géographique même de la Bourgogne.
C'est au coeur de
La richesse architecturale et la beauté des régions traversées font d'une croisière sur le Canal de Bourgogne un enchantement permanent. La Bourgogne ne réserve pas ses charmes aux seuls amateurs de grands vins et de grand art. Les activités auxquelles on peut s'y adonner sont aussi variées que ses paysages, ses lacs, ses canaux et ses rivières. Le Morvan est au coeur de cette Bourgogne verte où se pratiquent toutes les formes de la randonnée, mais aussi la voile et le rafting. Les vastes plateaux du Châtillonnais, le doux vallonnement de la Bresse invitent à de longs parcours à vélo. De paisibles lacs, de fraîches rivières à truites, mais aussi la Saône avec ses silures attendent tous les pêcheurs. Entre les haies du bocage Brionnais comme tout au long du tour de l'Yonne à cheval, la Bourgogne met en selle petits et grands. Varappe ou spéléologie, golf ou ULM : décidément, toutes les activités sont dans la nature bourguignonne.
Et ils sont nombreux : un Bourguignon sur douze serait pêcheur et un pêcheur sur seize serait Bourguignon. Allez savoir ! Toujours est-il que la Bourgogne, avec 12 400 kilomètres de rivières, 800 kilomètres de canaux et 20 000 hectares de plans d'eau, possède l'un des plus denses réseaux hydrographiques et l'une des plus belles richesses halieutiques de France.
Alésia, la montagne des ancêtres De l'herbe,
partout de l'herbe, ébouriffée de violettes, de boutons d'or, de pâquerettes,
de marguerites sauvages... De l'eau, partout de l'eau, qui court, saute,
transpire des mousses.
C'est
dans cette verdure que s'ébattait la ravissante Alise quand elle
enflamma le coeur d'un gouverneur romain.
Alésia, la bataille décisive S’il est un événement historique qui symbolise, à lui seul, un basculement du destin de la France, c’est bien la bataille d’Alesia. Ici, autour de cette colline où s’étire maintenant le paisible village d’Alise-Sainte-Reine, se sont déroulés, en 52 av. J.-C., le siège puis la bataille qui ont permis à Jules César d’intégrer toute la Gaule dans l’Empire romain. Mais pour y parvenir, il lui fallut des semaines de siège et l’aménagement de deux lignes de fortifications longues respectivement de 15 et de 21 km, enfermant les Gaulois assiégés et protégeant l’armée romaine de ceux qui tenteraient de les délivrer. Des travaux herculéens dont les traces se devinent encore dans le paysage Aujourd’hui, sur le plateau d’Alesia, c’est Vercingétorix, le vaincu, qui salue le visiteur dans une attitude qui n’a rien de soumis : sa haute statue en bronze a été érigée sous Napoléon III qui s’intéressait de près à ce chapitre de l’histoire de France et a fait procéder à l’une des plus importantes opérations de fouilles archéologiques jamais effectuées en France. A proximité, une table d’orientation permet de repérer les lieux et le déroulement de la bataille, depuis la position des Gaulois enfermés avec Vercingétorix dans cet oppidum, regardant les troupes romaines dans la plaine et sur les collines. Vitteaux, chef-lieu de canton
Semur-en-Auxois perchée sur son rocher de granit rose... Partez à la découverte de la capitale de l’Auxois, qui a su conserver son centre médiéval. Perché sur un rocher de granite rose, serré dans une boucle de l’Armançon, Semur est l’un des sites les plus pittoresques de Bourgogne. Ruelles pavées bordées de maisons à colombage, élégance de la Collégiale Notre Dame, puissance du Donjon et des Remparts, Musée municipal dans le cadre intimiste d’un ancien couvent, sont autant d’images qui restent fixées dans la mémoire.
Autant les vallées sont vertes, autant les plateaux sont secs. En effet, les pluies qui tombent sur ces plateaux disparaissent rapidement en profondeur. Elles empruntent les fissures du calcaire pour rejoindre une nappe souterraine. Les argiles imperméables situées au pied des falaises permettent la naissance de sources qui alimentent la plupart des villages. C'est le pays traditionnel de l'élevage des boeufs blancs du Charolais. Pic-noir et chat sauvage en forêt, faucon pèlerin et choucas prés des falaises, bécassine des marais dans les prés humides, pic-vert et pie-grièche dans les haies. Le bocage est un paysage rural formé de parcelles entourées de haies ou de murailles. La haie bocagère peut-être considérée comme un prolongement de la forêt. Elle abrite du vent et sert de refuge à de nombreux animaux et au petit gibier (perdrix, lapin de garenne ...). Le fossé humide qui borde une haie est souvent propice aux joncs et aux grenouilles, le talus plus sec est idéal pour les terriers. Il est important de préserver et de gérer ce patrimoine végétal. Le Blaireau est présent dans tous les massifs forestiers du département, cet animal est doté de puissantes griffes lui permettant de creuser des terriers importants. Il consomme de préférence des fruits, des petits rongeurs, des vers de terre. Son activité est nocturne. Après 10 mois de gestation, la femelle met bas 2 à 3 blaireautins.Le château de Bussy-Rabutin
Né à Épiry dans le Morvan. Mestre de camp général de la cavalerie légère, une faute de direction lui valut cinq mois de Bastille. Il fut admis à l’Académie en 1665. Son Histoire amoureuse des Gaules lui fit beaucoup d’ennemis à la cour et lui valut, l’année même de son admission à l’Académie, d’être mis à la Bastille où il resta un an, après quoi il fut exilé dans ses terres de Bourgogne pendant seize ans. Au bout de ce temps, il revint à Paris et l’Académie. Il fut un moderne.
Un incroyable château chargé d'histoire, d'anecdotes et d'humour corrosif. Un jardin somptueux inspiré de ceux du château de Versailles.
A cette époque le pigeonnier était le reflet de la richesse de son propriétaire... Il faut préciser que le pigeon était le messager le plus rapide pour échanger des correspondances et aussi le plus discret. La deuxième utilité était bien sur une source de nourriture. La troisième utilité était la récolte des fientes appelées "colombine" et véritable "or noir " de l'époque . Celles - ci répandues sur les terres permettaient d'augmenter les rendements.
Château
de Chateauneuf-en-Auxois
Époisses : d'illustres ombres planent... Double enceinte de fortifications, pigeonnier, maisons du XVe siècle, parc fleuri. Le souvenir du Grand Condé, de Mme de Sévigné, de Chateaubriand hante les riches décors du XVIIe siècle. Le château d’Époisses était autrefois une place très importante du duché de Bourgogne. Au VIe siècle, la reine Brunehaut, régente du royaume d’Austrasie puis de Bourgogne, y fit de nombreux séjours avec son petit-fils Thierry. Plus tard, les ducs de Bourgogne veillèrent toujours à ce qu’Époisses soit entre les mains de seigneurs qui leur fussent dévoués, en raison de son importance stratégique. Plusieurs personnages illustres ont été seigneurs d’Époisses : les Montbard, le duc d’Orléans Longueville, le maréchal de Bourdillon, le Grand Condé.
Le château se compose de :
Le château a été le témoin de bien d’autres évènements. Au XVIIe siècle, les guerres privées n’existant plus, les seigneurs d’Époisses transformèrent la forteresse en maison d’habitation. Ils ouvrirent de larges fenêtres et décorèrent l’intérieur. Des personnages illustres sont venus à Époisses : Saint-Colomban, les ducs de Bourgogne, Madame de Sévigné, Chateaubriand… Le château appartient à la même famille depuis 300 ans. Saint-Germain-Sources-Seine, les sources de la Seine St-Germain-source-Seine ou St-Germain-la-Feuille fut appelé source Seine pendant la révolution. Autrefois, le village dépendait du diocèse d’Autun. En 1906, c’est une commune du canton de Flavigny, de l’arrondissement de Semur. La population est alors de 113 habitants.
C’est sur son territoire à 2 km du village que la Seine prend sa source. Ce cours d’eau alimentait au siècle dernier un moulin, une huilerie et la papeterie de Quincampois. C’est la commission départementale des Antiquités de la Côte D’Or, par une délibération du 11 mai 1836, qui ordonne qu’il serait fait des fouilles aux Sources de la Seine, fouilles sous la direction de M BAUDOT. Le temple mis à jour d’origine gallo-romaine fut incendié vraisemblablement à la fin du 4 ème siècle. Il était consacré à la Déesse Séquana. St Germain est un nom du plus illustre des évêques d’Autun. L’origine de St-Germain-la-Feuille parait remonter à l’an 1004. Aymon de Vergy, comte d’Auxois et de Duesme, fit don à cette date à l’abbaye de St Pierre de Flavigny, d’un oratoire élevé en l’honneur de St Germain, près de Chanceaux. Cette donation comprenait aussi une grande quantité de terres où s’élevèrent bientôt quelques habitation, noyau du village qui reçut le nom de Sanctus Germanus de Lato Folio ( St-Germain-la-Feuille ). Les habitants du lieu appartenait à l’abbaye de Flavigny. Il pouvait cependant élire un maire et c’est en 1270 qu’il est parlé pour la première fois de cet officier. Par une lettre en date du 14 septembre 1489, les religieux affranchirent le maire de St Germain, M Michel MARGUERITE. L’affranchissement des habitants de St Germain eut lieu 23 ans après celui du maire, le 30 janvier 1511. Le bois de Campsalle donné par les religieux de Flavigny aux habitants de St Germain revendirent aux enchères tous les bien communaux le 13 octobre 1644 et les nouveaux propriétaires étaient Etienne ARNAULT, BRIGANDET et JACQUOTOT entre autres.
Si l'on interroge les nombreux visiteurs qui se rendent dans le vallon des sources de la Seine, on s'aperçoit qu'ils ignorent l'existence du sanctuaire gallo-romain dédié à la déesse Sequana. Celui-ci est en effet dissimulé par une épaisse friche arborée qui menace d'en détruire les substructions laissées à l'abandon depuis l'arrêt des fouilles, en 1967. Soucieux d'attirer l'attention sur cet état de fait, et afin de mettre en valeur la richesse exceptionnelle de ce site archéologique, l'auteur a mené une étude minutieuse et originale portant sur 7 200 hectares situés à proximité de la limite territoriale séparant les Lingons de leurs voisins, les Mandubiens d'Alésia. A partir des photos aériennes de l'Institut Géographique National , il a étudié les traces fossiles qui apparaissent aux abords des sources de la Seine. En utilisant une grille de lecture astronomique, il nous révèle l'importance du repérage des constellations dans l'orientation du sanctuaire et des traces voisines. Quant au fameux "Trésor de la Seine", il prend un nouveau sens, si on l'étudie en relation avec les repérages spatiaux utilisés par les druides qui procédaient au réglage du calendrier luni-solaire au début de l'année celtique. Flavigny-sur-Ozerain
Dédiée à St Genest, l'église paroissiale, érigée au Moyen Age, abrite des stèles ornées de miséricordes. Flavigny est aussi une cité d'artisans et de commerçants dont la prospérité passée est attestée par nombre de demeures : maison Duret, maison au Donataire (office du tourisme) ou maison Lacordaire. De ses fortifications médiévales, Flavigny a conservé les portes du Val et du Bourg ; à l'est, la Poterne donne accès à l'ancien chemin de ronde d'où la vue s'étend sur les vertes collines de l'Auxois. Château d'Ancy-le-Franc
Château de la Renaissance Italienne, c’est un quadrilatère flanqué de 4 pavillons d’angle carrés en saillie, hauts toits d’ardoise. Les trente pièces intérieures sont richement décorées par la deuxième école de Fontainebleau (galerie des sacrifices, chambre des Arts, Galerie de Pharsale). Chef d’œuvre de la renaissance italienne, le château d’Ancy le Franc a été bâti sur les plans de Serlio, célèbre architecte Italien du roi François premier. Ce palais commencé en 1544 et achevé vers 1550 est l’unique réalisation en France d’une architecture à 4 ailes formant un carré parfait. Bâti au cœur d’un parc pour Antoine III de Clermont, beau-frère de Diane de Poitiers, ce château à la façade monumentale renferme une série remarquable de peintures murales.
En
voiture : par
l'autoroute A6 - direction Auxerre - sortir à Nitry : prendre la départementale
49 jusqu’à Noyers puis prendre la D956 direction Montbard. A Pasilly ou à
Sanvigne tourner direction Ancy le Franc via Villiers les Hauts, Fulvy ou Nuits
sur Armançon
Le canal latéral à la Loire, "dernier fleuve sauvage", révélera un écosystème d'exception. Le canal de Briare, et son admirable site des Sept Écluses, conduira le visiteur aux portes de la Puisaye. Enfin, le canal du Nivernais, connu pour le flottage du bois et jalonné de cent seize écluses, offrira de charmants prétextes à quelques étapes inoubliables.
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Conception : Le Pressoir des Collines - Juillet 2007