Découvrir la Bourgogne 

La Bourgogne, région de passage depuis la nuit des temps, est, certes, traversée par plusieurs autoroutes... si bien qu'on l'atteint facilement en un peu plus d'une heure depuis Paris. Mais elle ne se dévoile vraiment qu'à celui qui prend le temps d'aller à sa rencontre.  Il faut musarder par les petites routes des campagnes bourguignonnes pour découvrir toute leur variété, sur un territoire aussi grand que la Belgique, et flâner dans les rues de ces villes et bourgades pour en humer toute l'atmosphère.

Une quinzaine d'itinéraires touristiques s'offre au visiteur suivant ses goûts  Routes des Vins jalonnées de crus mondialement connus, Routes de l'Histoire invitant à suivre les traces des ducs, des moines et d'écrivains célèbres, Routes des Traditions et de la Nature à travers la mosaïque des campagnes bourguignonnes...

La Bourgogne est un véritable puzzle de décors. Vignobles ensoleillés, sous-bois rafraîchissants, monts escarpés, bocages verdoyants, plaines à l'infini... autant de prétextes pour le randonneur. A pied, à cheval, à vélo, en VTT et même en canoë... Pas moins de dix mille kilomètres de sentiers aménagés assurent un dépaysement à deux heures de Paris. Un regard jeté sur une carte de la Bourgogne suffit à comprendre. D'immenses taches vert foncé symbolisent l'empreinte de la forêt. Et avec un judicieux équilibre. Comme si la nature avait voulu offrir à chaque terroir son propre "jardin extraordinaire", synonyme de vie et de beauté.

En Bourgogne, près de 1 200 km de rivières et de canaux
presque désertés par la navigation commerciale
sont offerts aux plaisanciers

Cette richesse remarquable en voies navigables s'explique par la situation géographique même de la Bourgogne. C'est au coeur de cette région, en effet, que s'élève la ligne de partage des eaux entre les bassins de trois des principaux fleuves français : la Seine, la Loire et le Rhône. Afin de réunir entre eux ces trois bassins fluviaux, on a donc construit à travers la Bourgogne, aux XVIIe , XVIIIe et XIXe siècles, toute une série de canaux qui, s'ajoutant aux rivières navigables que sont la Saône, l'Yonne et la Seille, constituent un réseau d'un intérêt touristique exceptionnel.

Unissant la vallée de l'Yonne à celle de la Saône, le Canal de Bourgogne emprunte d'abord la vallée de l'Armançon avant de se lancer à l'assaut du "seuil de Bourgogne" qu'il franchit à Pouilly-en-Auxois par un souterrain long de 3 300 mètres. Le long de ce parcours mouvementé, entre collines et forêts, le Canal de Bourgogne traverse plusieurs régions de grand intérêt : le Tonnerrois et les châteaux princiers de Tanlay et d'Ancy-le-Franc ; l'Auxois avec son exceptionnelle abbaye cistercienne de Fontenay, le site d'Alésia et la cité médiévale de Châteauneuf ; les Hautes-Côtes qu'entaille la vallée de l'Ouche ; Dijon, la capitale des Ducs de Bourgogne, la plaine de Saône enfin.

La richesse architecturale et la beauté des régions traversées font d'une croisière sur le Canal de Bourgogne un enchantement permanent.

La Bourgogne ne réserve pas ses charmes aux seuls amateurs de grands vins et de grand art. Les activités auxquelles on peut s'y adonner sont aussi variées que ses paysages, ses lacs, ses canaux et ses rivières. Le Morvan est au coeur de cette Bourgogne verte où se pratiquent toutes les formes de la randonnée, mais aussi la voile et le rafting. Les vastes plateaux du Châtillonnais, le doux vallonnement de la Bresse invitent à de longs parcours à vélo.  De paisibles lacs, de fraîches rivières à truites, mais aussi la Saône avec ses silures attendent tous les pêcheurs.  Entre les haies du bocage Brionnais comme tout au long du tour de l'Yonne à cheval, la Bourgogne met en selle petits et grands. Varappe ou spéléologie, golf ou ULM : décidément, toutes les activités sont dans la nature bourguignonne.

En Bourgogne, au bord de l'eau, les pieds dans l'eau ou sur l'eau, tous les types de pêche s'offrent aux plus mordus des passionnés comme aux plus humbles pêcheurs amateurs.

Et ils sont nombreux : un Bourguignon sur douze serait pêcheur et un pêcheur sur seize serait Bourguignon. Allez savoir ! Toujours est-il que la Bourgogne, avec 12 400 kilomètres de rivières, 800 kilomètres de canaux et 20 000 hectares de plans d'eau, possède l'un des plus denses réseaux hydrographiques et l'une des plus belles richesses halieutiques de France.

 Alésia, la montagne des ancêtres  

De l'herbe, partout de l'herbe, ébouriffée de violettes, de boutons d'or, de pâquerettes, de marguerites sauvages... De l'eau, partout de l'eau, qui court, saute, transpire des mousses. C'est dans cette verdure que s'ébattait la ravissante Alise quand elle enflamma le coeur d'un gouverneur romain. Elle priait Jésus, il n'y croyait pas. Pour l'épouser, elle devait abjurer. Elle refusa. Noir de rage, il lui trancha la tête. A l'endroit où la tête roula, une source jaillit. Le fait divers se passait en l'an 252. Depuis des millions de pèlerins ravivent leur foi à cette fontaine miraculeuse.  La jeune fille fut sanctifiée et le bourg prit son nom. Au sommet de l'Auxois, où le destin bascula, où un peuple devint latin, il y a deux mille ans, 50.000 romains campaient autour de nous. 

Alésia, la bataille décisive

S’il est un événement historique qui symbolise, à lui seul, un basculement du destin de la France, c’est bien la bataille d’Alesia. Ici, autour de cette colline où s’étire maintenant le paisible village d’Alise-Sainte-Reine, se sont déroulés, en 52 av. J.-C., le siège puis la bataille qui ont permis à Jules César d’intégrer toute la Gaule dans l’Empire romain. Mais pour y parvenir, il lui fallut des semaines de siège et l’aménagement de deux lignes de fortifications longues respectivement de 15 et de 21 km, enfermant les Gaulois assiégés et protégeant l’armée romaine de ceux qui tenteraient de les délivrer. Des travaux herculéens dont les traces se devinent encore dans le paysage

Aujourd’hui, sur le plateau d’Alesia, c’est Vercingétorix, le vaincu, qui salue le visiteur dans une attitude qui n’a rien de soumis : sa haute statue en bronze a été érigée sous Napoléon III qui s’intéressait de près à ce chapitre de l’histoire de France et a fait procéder à l’une des plus importantes opérations de fouilles archéologiques jamais effectuées en France. A proximité, une table d’orientation permet de repérer les lieux et le déroulement de la bataille, depuis la position des Gaulois enfermés avec Vercingétorix dans cet oppidum, regardant les troupes romaines dans la plaine et sur les collines.

 Vitteaux, chef-lieu de canton

Vitteaux, traversé par la Brenne, est un chef-lieu de canton peuplé par plus de 1100 habitants. Situé à une altitude de 335 mètres et sur une surface de 2070 hectares, Vitteaux est sous la bonne garde du plateau de Myard (habitat fortifié de l'âge de bronze). Le canton dans son ensemble ne manque ni de relief ni de caractère : l’abbatiale de Saint-Thibault, véritable cathédrale au milieu des champs, les châteaux de Posanges et de Sainte-Colombe-en-Auxois, les falaises de Saffres où se pratique l’escalade en pleine nature sont autant de lieux de découverte et de plaisir à partager. Au cœur de l’Auxois, traversée par les eaux de la Brenne, la petite ville de Vitteaux conserve des vestiges de fortifications, témoins d’un passé belliqueux, et de belles maisons médiévales et Renaissance, groupées autour des halles du XIIIe siècle.
 

 Semur-en-Auxois perchée sur son rocher de granit rose...

Partez à la découverte de la capitale de l’Auxois, qui a su conserver son centre médiéval. Perché sur un rocher de granite rose, serré dans une boucle de l’Armançon, Semur est l’un des sites les plus pittoresques de Bourgogne. Ruelles pavées bordées de maisons à colombage, élégance de la Collégiale Notre Dame, puissance du Donjon et des Remparts, Musée municipal dans le cadre intimiste d’un ancien couvent, sont autant d’images qui restent fixées dans la mémoire.

Disposées en auréole autour du Morvan, les marnes et argiles de l'Auxois présentent un relief adouci couvert de prairies bordées de haies. Dans les vertes vallées serpentent de petites rivières. Elles sont dominées par des plateaux calcaires, souvent bordés de falaises boisées, sur lesquels des cultures céréalières et des forêts sont présentes. Sur l'un d'eux, au Nord, veille Vercingétorix.

Autant les vallées sont vertes, autant les plateaux sont secs. En effet, les pluies qui tombent sur ces plateaux disparaissent rapidement en profondeur. Elles empruntent les fissures du calcaire pour rejoindre une nappe souterraine. Les argiles imperméables situées au pied des falaises permettent la naissance de sources qui alimentent la plupart des villages. C'est le pays traditionnel de l'élevage des boeufs blancs du Charolais. Pic-noir et chat sauvage en forêt, faucon pèlerin et choucas prés des falaises, bécassine des marais dans les prés humides, pic-vert et pie-grièche dans les haies.

Le bocage est un paysage rural formé de parcelles entourées de haies ou de murailles. La haie bocagère peut-être considérée comme un prolongement de la forêt. Elle abrite du vent et sert de refuge à de nombreux animaux et au petit gibier (perdrix, lapin de garenne ...). Le fossé humide qui borde une haie est souvent propice aux joncs et aux grenouilles, le talus plus sec est idéal pour les terriers. Il est important de préserver et de gérer ce patrimoine végétal. Le Blaireau est présent dans tous les massifs forestiers du département, cet animal est doté de puissantes griffes lui permettant de creuser des terriers importants. Il consomme de préférence des fruits, des petits rongeurs, des vers de terre. Son activité est nocturne. Après 10 mois de gestation, la femelle met bas 2 à 3 blaireautins. 

 Le château de Bussy-Rabutin  

Le château de Bussy-Rabutin, datant de la Renaissance est entouré d'un jardin à la française. Agrémenté d'un décor créé par Roger de Rabutin, comte de Bussy et cousin de Madame de Sévigné, ce personnage exprima sur les murs de son château ses ressentiments à l'égard de Louis XIV lors de son exil forcé en Bourgogne. Roger de RABUTIN, comte de BUSSY (1618-1693) , connu sous le nom de Bussy-Rabutin, général et écrivain français. Cousin de Madame de Sévigné.

Né à Épiry dans le Morvan. Mestre de camp général de la cavalerie légère, une faute de direction lui valut cinq mois de Bastille. Il fut admis à l’Académie en 1665. Son Histoire amoureuse des Gaules lui fit beaucoup d’ennemis à la cour et lui valut, l’année même de son admission à l’Académie, d’être mis à la Bastille où il resta un an, après quoi il fut exilé dans ses terres de Bourgogne pendant seize ans. Au bout de ce temps, il revint à Paris et l’Académie. Il fut un moderne.

 

Un incroyable château chargé d'histoire, d'anecdotes et d'humour corrosif. 

Un jardin somptueux inspiré de ceux du château de Versailles.

 

A cette époque le pigeonnier était le reflet de la richesse de son propriétaire... Il faut préciser que le pigeon était le messager le plus rapide pour échanger des correspondances et aussi le plus discret. La deuxième utilité était bien sur une source de nourriture. La troisième utilité était la récolte des fientes appelées "colombine" et véritable "or noir " de l'époque . Celles - ci répandues sur les terres permettaient d'augmenter les rendements.

 

 Château de Chateauneuf-en-Auxois 
 

L’extrémité sud de l’Auxois était gardé, jadis, par la forteresse de Châteauneuf, à l’ombre de laquelle se développa une ville minuscule mais prospère. De nombreuses maisons décorées de frontons et de tourelles d’escalier – souvent percées de larges baies trahissant les anciennes boutiques, derrière des rosiers grimpants – témoignent de la vocation commerçante du lieu à la fin du Moyen Age, fondement d’une aisance durable, au cœur de l’ancien « grenier à blé » de la Bourgogne. Le château fort, d'architecture militaire bourguignonne du XVe siècle, veille sur le village actuel et sur la petite église du XVIe, richement dotée en œuvres d’art.

 Époisses : d'illustres ombres planent...

Double enceinte de fortifications, pigeonnier, maisons du XVe siècle, parc fleuri. Le souvenir du Grand Condé, de Mme de Sévigné, de Chateaubriand hante les riches décors du XVIIe siècle. Le château d’Époisses était autrefois une place très importante du duché de Bourgogne. Au VIe siècle, la reine Brunehaut, régente du royaume d’Austrasie puis de Bourgogne, y fit de nombreux séjours avec son petit-fils Thierry. Plus tard, les ducs de Bourgogne veillèrent toujours à ce qu’Époisses soit entre les mains de seigneurs qui leur fussent dévoués, en raison de son importance stratégique. Plusieurs personnages illustres ont été seigneurs d’Époisses : les Montbard, le duc d’Orléans Longueville, le maréchal de Bourdillon, le Grand Condé.

Le château se compose de :

  • l’avant-cour : elle servait de refuge aux habitants d’Époisses et des villages voisins, lorsque la guerre et les invasions ravageaient le pays. En échange de cette protection, ils devaient entretenir les fortifications et monter la garde. Aujourd’hui, deux de ces maisons abritent les écoles libres du village.

  • le pigeonnier : il date du XVIe siècle et contient environ 3 000 cases. Une case représente trois  arpents, un arpent = 1 hectare.

  • le château : il était constitué de 7 tours principales, reliées par un chemin de ronde, enfermant ainsi complètement la cour intérieure. Une seconde enceinte de douves, autrefois plus profondes d’environ deux mètres et pleines d’eau, en défendait l’approche.

  • la tour de Condé : ainsi nommée en hommage au Grand Condé qui posséda Époisses de 1667 à 1672. Une légende raconte que le prince, regardant un jour la campagne de sa fenêtre, avait regretté qu’il n’y eût pas de balcon permettant de jouir agréablement d’une si belle vue. Quand il revint de la chasse, le soir, le balcon était construit…Assemblage très rare en Bourgogne de moellons et de pierres de taille harmonieusement alternés.

  • la tour des archives : construite en pierres à bossage, elle date du XIVe siècle.

  • la tour de Bourdillon : elle aurait été construite en l’an 900, puis restaurée vers 1562 par le maréchal de Bourdillon, seigneur d’Époisses. Elle est percée d’un porche qui donnait accès à un pont-levis dont on aperçoit encore les contreforts.

  • la cour : la façade du château sur la cour a été modifiée à plusieurs reprises, en particulier aux XVII et XIXe siècles. Le puits date du XVIe siècle.

  • la tour de Brunehaut : c’est l’ancien donjon. Un pont-levis reliait la cour à l’avant-cour.

Le château a été le témoin de bien d’autres évènements. Au XVIIe siècle, les guerres privées n’existant plus, les seigneurs d’Époisses transformèrent la forteresse en maison d’habitation. Ils ouvrirent de larges fenêtres et décorèrent l’intérieur. Des personnages illustres sont venus à Époisses : Saint-Colomban, les ducs de Bourgogne,  Madame de Sévigné, Chateaubriand… Le château appartient à la même famille depuis 300 ans.

 Saint-Germain-Sources-Seine, les sources de la Seine  

St-Germain-source-Seine ou St-Germain-la-Feuille fut appelé source Seine pendant la révolution. Autrefois, le village dépendait du diocèse d’Autun. En 1906, c’est une commune du canton de Flavigny, de l’arrondissement de Semur. La population est alors de 113 habitants.

C’est sur son territoire à 2 km du village que la Seine prend sa source. Ce cours d’eau alimentait au siècle dernier un moulin, une huilerie et la papeterie de Quincampois. C’est la commission départementale des Antiquités de la Côte D’Or, par une délibération du 11 mai 1836, qui ordonne qu’il serait fait des fouilles aux Sources de la Seine, fouilles sous la direction de M BAUDOT. Le temple mis à jour d’origine gallo-romaine fut incendié vraisemblablement à la fin du 4 ème siècle. Il était consacré à la Déesse Séquana. St Germain est un nom du plus illustre des évêques d’Autun. L’origine de St-Germain-la-Feuille parait remonter à l’an 1004. Aymon de Vergy, comte d’Auxois et de Duesme, fit don à cette date à l’abbaye de St Pierre de Flavigny, d’un oratoire élevé en l’honneur de St Germain, près de Chanceaux.

Cette donation comprenait aussi une grande quantité de terres où s’élevèrent bientôt quelques habitation, noyau du village qui reçut le nom de Sanctus Germanus de Lato Folio ( St-Germain-la-Feuille ). Les habitants du lieu appartenait à l’abbaye de Flavigny. Il pouvait cependant élire un maire et c’est en 1270 qu’il est parlé pour la première fois de cet officier. Par une lettre en date du 14 septembre 1489, les religieux affranchirent le maire de St Germain, M Michel MARGUERITE. L’affranchissement des habitants de St Germain eut lieu 23 ans après celui du maire, le 30 janvier 1511. Le bois de Campsalle donné par les religieux de Flavigny aux habitants de St Germain revendirent aux enchères tous les bien communaux le 13 octobre 1644 et les nouveaux propriétaires étaient Etienne ARNAULT, BRIGANDET et JACQUOTOT entre autres.

  Le premier pont que la Seine

Si l'on interroge les nombreux visiteurs qui se rendent dans le vallon des sources de la Seine, on s'aperçoit qu'ils ignorent l'existence du sanctuaire gallo-romain dédié à la déesse Sequana. Celui-ci est en effet dissimulé par une épaisse friche arborée qui menace d'en détruire les substructions laissées à l'abandon depuis l'arrêt des fouilles, en 1967.

Soucieux d'attirer l'attention sur cet état de fait, et afin de mettre en valeur la richesse exceptionnelle de ce site archéologique, l'auteur a mené une étude minutieuse et originale portant sur 7 200 hectares situés à proximité de la limite territoriale séparant les Lingons de leurs voisins, les Mandubiens d'Alésia.

A partir des photos aériennes de l'Institut Géographique National , il a étudié les traces fossiles qui apparaissent aux abords des sources de la Seine. En utilisant une grille de lecture astronomique, il nous révèle l'importance du repérage des constellations dans l'orientation du sanctuaire et des traces voisines. Quant au fameux "Trésor de la Seine", il prend un nouveau sens, si on l'étudie en relation avec les repérages spatiaux utilisés par les druides qui procédaient au réglage du calendrier luni-solaire au début de l'année celtique.

 Flavigny-sur-Ozerain 

La silhouette de ce village perché est rythmée par les volumes imposants de ses édifices religieux. Après les Bénédictins, fondateurs au VIIIe siècle de l'abbaye St Pierre, actuel lieu de production des dragées à l'anis, les Ursulines puis les Dominicains s'implantent aux XVIIIe et XIXe siècles.

Dédiée à St Genest, l'église paroissiale, érigée au Moyen Age, abrite des stèles ornées de miséricordes. Flavigny est aussi une cité d'artisans et de commerçants dont la prospérité passée est attestée par nombre de demeures : maison Duret, maison au Donataire (office du tourisme) ou maison Lacordaire. De ses fortifications médiévales, Flavigny a conservé les portes du Val et du Bourg ; à l'est, la Poterne donne accès à l'ancien chemin de ronde d'où la vue s'étend sur les vertes collines de l'Auxois.

 Château d'Ancy-le-Franc  

Construit en 1546, selon les plans de Sebastiano Serlio, le château d'Ancy-le-Franc, dans l'Yonne, abrite une cour intérieure remarquable où alternent niches et pilastres.

Château de la Renaissance Italienne, c’est un quadrilatère flanqué de 4 pavillons d’angle carrés en saillie, hauts toits d’ardoise. Les trente pièces intérieures sont richement décorées par la deuxième école de Fontainebleau (galerie des sacrifices, chambre des Arts, Galerie de Pharsale).

Chef d’œuvre de la renaissance italienne, le château d’Ancy le Franc a été bâti sur les plans de Serlio, célèbre architecte Italien du roi François premier. Ce palais commencé en 1544 et achevé vers 1550 est l’unique réalisation en France d’une architecture à 4 ailes formant un carré parfait. Bâti au cœur d’un parc pour Antoine III de Clermont, beau-frère de Diane de Poitiers, ce château à la façade monumentale renferme une série remarquable de peintures murales.

www.chateau-ancy.com

En voiture : par l'autoroute A6 - direction Auxerre - sortir à Nitry : prendre la départementale 49 jusqu’à Noyers puis prendre la D956 direction Montbard. A Pasilly ou à Sanvigne tourner direction Ancy le Franc via Villiers les Hauts, Fulvy ou Nuits sur Armançon
En train : par Tonnerre - 15 km ou à Nuits sur Armançon
en TGV : par Montbard - 30 km


  Le Canal de Bourgogne 

En partageant ses eaux entre la Manche, l'Atlantique et la Méditerranée, la Bourgogne participe à l'aventure des canaux depuis le XVIe siècle. Devenue la première région française pour le tourisme fluvial, elle est pour l'homme pressé du XXIe siècle un lieu d'exception. Au fil du canal de Bourgogne, les plaisanciers et les promeneurs découvrirons l'Auxois, ses châteaux et ses abbayes, Dijon et l'héritage des ducs. Ils se laisseront bercer par le canal de la Marne à la Saône. Le canal du Centre les guidera à travers le vignoble et au coeur d'un étonnant patrimoine industriel. En suivant le canal de Roanne à Digoin, ils pourront admirer les églises du Brionnais. 

Le canal latéral à la Loire, "dernier fleuve sauvage", révélera un écosystème d'exception. Le canal de Briare, et son admirable site des Sept Écluses, conduira le visiteur aux portes de la Puisaye. Enfin, le canal du Nivernais, connu pour le flottage du bois et jalonné de cent seize écluses, offrira de charmants prétextes à quelques étapes inoubliables.

  

  Conception : Le Pressoir des Collines - Juillet 2007